Naufrage
Odyssée fantasmagorique d’émotions savamment dissimulées
en lames libidineuses surfant vers l’incrédule vérité
chaque découverte filetée vomissant de vertueuses insolences
chaque foulée dégingandées rapprochant du point de départ
cri obscène livré au loin d’une nuit noire profonde
l’ombre invisible de l’ancre lacère en chimériques ondes tourbillonnantes
les repères de l’immortalité inopinée des blessures inorganiques
par des mots magiquement incultes englouties et noyées
l’inutile tumulte de raisonnements indécis encartonne en lancinantes mélopées
chaque possible partition de l’hypothétique démence
Ignorance infidèle, sublime crédulité, élan sans rebond
qui s’imaginent parfaite gestation de cette néo-contradiction
avancée négligemment futile gravée au plus profond
d’une chair rougie de hontes, regrets, dégoûts
le cheminement ridiculement prophétique d’une anamnèse lubrique
ni pute ni soumis dans un abandon sismiquement cynique
ver de ciel, aimant maléfique, versés cathodiques d’un pluriel solitaire
s’identifiant à de soudains imaginaires systématiques
des cris s’étiolant dans une ribambelle d’inepties affriolantes
point d’orgue de l’embrasement de névroses mortifères
vilaine destinée d’un désaccord aortique chimiquement éprouvé
traces imaginatives de lignes virtuelles concomitantes
bref et intense le rythme déployé à son paroxysme de l’autoflagellation
nourrice subjuguée d’un alter-ego ambivalent, victoire qui s’exempte fièrement
Moi dompté et régressif, Surmoi spontané et digressif
électron sous bracelet électronique en cavale introspective
exultation semenphile canalisée par la pudeur castratrice
livrant ses relatives constantes
à l’impossible authenticité de l’inique solution.

